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l'ÉPICERIE DES NOMADES

Comment lutter contre le Greenwashing et le Fairwashing ?

Avez-vous déjà entendu parler de ces deux termes ? Pour vous donner une définition simple, ils désignent des méthodes de communication trompeuses revendiquant à tort des bonnes pratiques environnementales et sociales.

Le Greenwashing et le Fairwashing peuvent être utilisés pour promouvoir un produit en usant d’arguments écologiques qui ne sont finalement pas ou peu respectés en réalité. Ils peuvent aussi être pratiqués pour mettre en avant les valeurs générales d’une entreprise sur son investissement dans le développement durable et la transition écologique alors qu’ils tentent juste de compenser leur emprunte en communiquant à outrance sur leurs prétendues bonnes pratiques.

Ce phénomène touche aujourd’hui également le domaine du commerce équitable puisque ses principes sont aussi utilisés comme un argument de vente. Celui d’une rémunération juste auprès de populations défavorisées est attrayant mais quand est-il des conditions de travail et trop souvent, le travail dissimulé d’enfants, les inégalités hommes/femmes ?

La réalité en est tout autre ! Aucune de ces entreprises qui pratiquent ces méthodes ont un réel impact sur l’environnement et le respect des droits humains. Ce n’est rien d’autre que des impostures qui portent à confusion et font perdre confiance auprès des acteurs réellement engagés. Elles sont aujourd’hui bien connues, cela n’empêche qu’elles soient toujours utilisées et que la plupart des consommateurs tombent toujours dans le piège.

Vous doutez probablement de la crédibilité du commerce équitable et des produits issus de l’agriculture biologique et c’est tout à fait légitime ! Il est difficile de discerner le vrai du faux dans cette multitude d’informations que nous possédons.

Quelles méthodes pour lutter contre le Greenwashing et le Fairwashing ?

Les labels

Les labels peuvent être une très bonne méthode pour lutter contre le greenwashing et le fairwashing. Il est vrai qu’il en existe beaucoup et dans tous les domaines ! Le plus important est de savoir discerner ceux qui sont auto-attribués par l’entreprise elle-même et ceux qui sont attribués par un organisme extérieur. Un simple logo rond faisant référence à l’écologie peut être apposé sur un produit sans que celui-ci est fait l’objet d’un contrôle et obtenu un certificat.

Dans un premier temps, vous pouvez peut-être vous informer sur les différents labels qui existent et ceux qui sont les plus sérieux et exigeants ! Les cahiers des charges sont bien souvent disponibles publiquement ce qui vous permet de vérifier quelles obligations sont attendues pour détenir tel label.

En revanche, attention à ne pas boycotter tous les petits entrepreneurs qui n’ont pas les fonds ou l’ancienneté nécessaires à l’obtention de ces derniers mais qui sont pour autant, sincères.

Ne pas hésiter à poser des questions et se renseigner sur la marque

Il ne faut pas hésiter à vous renseigner sur la marque en profondeur quitte à poser directement les questions. Une entreprise avec de fortes valeurs et des engagements profonds vous répondra avec des détails importants et sans aucune hésitation, voire des preuves ! Ces dernières perdent beaucoup de crédibilité tant la méfiance des consommateurs est présente, elles seront heureuses de pouvoir vous présenter toutes leurs actions.

Au contraire, une marque qui reste vague et sans argument valable doit vous alerter sur des pratiques potentiellement trompeuses et fausses.

Regarder la provenance sur l’étiquetage

La provenance doit être transparente. L’utilisation du « Made in France » par exemple, est très en vogue et il est possible de l’utiliser si le dernier processus de fabrication a été réalisé en France. Cela n’engage donc pas sur la provenance des matières premières ! De même, un produit Made in France ne certifie en aucun cas que sa composition est bio ou équitable.

Vous pouvez également regarder les premiers chiffres du code barre qui font référence au pays de provenance. Entre 300 et 379 par exemple pour la France. Il s’agit ici d’une méthode simple mais qui n’est pas fiable à 100% puisque certaines entreprises importent des produits et les reconditionnent sur le territoire Français ce qui leurs permet d’attribuer ce code.

Ces cas sont aberrants et portent atteintes à ceux qui se donnent le mal d’établir toute leur chaine de production en France ou encore ceux qui importent avec transparence des produits remplis d’éthiques.

Utiliser l’application Yuka pour la nourriture et les cosmétiques

Nous sommes bien conscients que de regarder les compositions des produits peut devenir un vrai casse-tête. Cette application le fait pour vous, vous avez seulement à scanner le code barre. En plus de vous indiquer les compositions, une nouvelle rubrique environnement est disponible où vous pouvez retrouver l’impact écologique de la production ainsi que la provenance.

Éviter tous les produits qui utilisent à outrance les termes : naturel, sans ceci, sans cela.

Ce sont simplement des termes utilisés pour attirer les consommateurs et les persuader qu’ils vont effectuer un bon geste pour l’environnement et pour leur santé. S’ils ne sont pas accompagnés de preuves ou que certains composants sont douteux alors fuyez ! Vous faites affaire à de la manipulation.

Il est important de noter que les législations Française et Européenne interdisent la publicité mensongère mais ne demandent pas aux entreprises de prouver leurs revendications écologiques.

Du côté du commerce équitable, la mention peut être apposée seulement si trois critères sont respectés : le prix juste, la transparence et la traçabilité des produits. Cela reste encore beaucoup trop vaste !

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